LE TEMPS PRESSE

Teaser du spectacle Le Temps presse, de Jos Huben, Guy-Loup Boisneau, Violeta Cruz

Avec Guy-Loup Boisneau

Musique Violeta Cruz

Livret Guy-Loup Boisneau

Mise en scène Jos Houben

Réalisation sonore Grégoire Durande

Voix préenregistrée (Amélie) Laura Malvarosa

Production Association derrière le bruit

 

Coproduction et coréalisation La Pop et le Nouveau théâtre de Montreuil – CDN

Avec le soutien de la Fondation SACD –  Beaumarchais

Si l’information nous façonne, peut-on en retour façonner l’information ? Traiter son vocabulaire, ses techniques et son identité, les explorer, les sculpter et les détourner ? Tel est le défi que la compositrice colombienne Violeta Cruz, le musicien et comédien Guy-Loup Boisneau et le spécialiste de l’humour Jos Houben se sont fixé en s’emparant des gimmicks d’un journal radiophonique national.

Tous les matins, Guillaume, journaliste radio, est au micro pour annoncer les informations. Un jour, sa voix et son intonation, d’habitude parfaitement maîtrisées, se délitent peu à peu. Les mots et les phrases entrent en collision, et glissent vers une drôle de poésie sonore ouvrant les portes de ce qu’il tente de cacher.

Immersion poétique et théâtrale à l’intérieur de la voix et la psyché de ce journaliste, Le Temps presse tisse une radiophonie musicale où les langages se confondent : au rythme des jingles radiophoniques, les mots deviennent musique, la musique devient discours.

 


Qu’entendons-nous alors ? Si le journaliste façonne sa voix pour que nous puissions l’écouter tous les jours sans lassitude, c’est aussi pour gagner notre confiance. Au-delà de l’information du journal, l’intonation et la voix du présentateur constituent une partie essentielle de la dimension sémantique et émotionnelle de ce rituel matinal.
En relevant près de deux ans de journaux radiophoniques, l’équipe du Temps presse puise dans le vocabulaire et la grammaire de l’information et révèle une trajectoire de notre monde moderne, voire l’état de nos sociétés. C’est ainsi que ces joyeux poètes nous ouvrent les portes insonorisées du studio de radio et se jouent de ce monde à la fois familier et insoupçonné.